mercredi 11 octobre 2017

 UN PETIT OUBLI:

 J'ai oublié hier de préciser qu'à la sortie du Dimanche matin, l'on a pu bénéficier d'un air complétement pourris par les voitures d'un autre age (l'époque ou l'on trouvait "moderne" de polluer!), d'un rallye auto (pas le notre le pédestre les Hautes Corbières!) qui prenait le départ (vas savoir par qu'elle autorisation!)....devant la grotte aménagée! Cherchez l'erreur!!!!!

mardi 10 octobre 2017

Samedi 7 et Dimanche 8 Octobre 2017: C'est bien silencieux après l'agitation!!

Comprendre après les JNS, et son rythme stakanoviste!
Comme personne ne dis rien, petit CR de ces deux jours à 100 à l'heure...., pour ma partie évidemment:
- Samedi: Cabrespine rivière le matin en encadrement avec Julie. 11 personnes en tout. Rythme extrèmement lent. Et comme on ce la joue à la montre, je décide le demi-tour avant méme d'arriver au gour en étoile...Malgré ce rythme d'escargot contact avec des gens très sympathiques. TPST:3H.
L'après midi, rebelote après avoir avalé un sandwich à coup de poing (mon estomac me le reproche encore!) avec de nouveaux 11 participants (décidemment ce chiffre!!) et cette fois ci à l'encadrement avec moi Laurent. Le rythme n'est cette fois ci pas escargotier....mais géologique, puisque l'on met une heure pour arriver en bas de la salle des éboulis, pris dans la procession d'un autre groupe et celui de la MJC Narbonne! (plus de 25 personnes!). Par contre, avec Laurent les commentaires sont toujours très intéressant et instructifs. TPST: à peu près 3H avec arrivée aux gobelets de la salle des schistes. Une des petites participantes à un sens aigu de l'observation, trouve les passages dans les deux sens. Une future recrue dans quelques années?Présence de Freddy et Jean Batiste nos deux nouveaux amis de Cascastel et futurs membres du CLUB.
Après ces prestations que je trouve un peu pénibles, grand moment de convivialité et de partage à l'apéro au gymnase de Villeneuve, ou l'on féte dignement la fabuleuse et rescente découverte au Chandelier. Et nous avons l'honneur et le plaisir rare de partager la table avec Jean Clottes, grand scientifique spécialiste de l'art pariétal, reconnu mondialement et natif d'Espéraza.... Un homme passionné et passionnant, et de plus d'une gentilesse rare. ça conférence le soir est bien trop courte façe au nombreux public qui c'est déplacé. Un grand moment.
- Dimanche: Rebelote Cabrespine avec Jean Luc, avec qui j'encadre un jeune et ces deux filles. Avec ce petit comité, l'on fait juste l'amont rivière et je prend plaisir à expliquer et commenter. TPST:2H30.
Au casse croute final au gymnase, bon contact avec un couple de jeunes, amis de Denis, qui ont bien l'air décidé de poursuivre avec nous...
L'avenir nous diras bien les retombées de ces deux jours plus creuvants qu'une explo profonde...!
Si quelqu'un à quelques photos....

lundi 2 octobre 2017

Le premier kilomètre topographié

Dimanche 01 Octobre 2017
Trou du Chandelier
Participants : Dom, Henri, Laurent
TPST : 8h

Sortie en équipe réduite. Pas de repos après l'euphorie de la semaine dernière, il fallait avancer la topo tant que les conditions sont bonnes dans la première partie du trou (grands gours à sec).
Je m'y colle avec Dom, pendant qu'Henri, descendu avec un kit plombé, se consacre à l'aménagement de divers passages tout le long du parcours (pose de marches, équipement de mains courantes au dessus des gours).

Après vérification de la bonne calibration du Disto, on démarre au bas des puits, et après les quelques visées de l'aval on part dans la rivière fossile. Le travail est confortable à condition d'avoir assez de couches de vêtements.
Topo grand confort, les visées de 20m ne sont pas rares, avec mention spéciale pour une de plus de 32m ! Ca change des topos habituelles...
Niveau direction, la cavité part Sud-Ouest dans un premier temps, puis après la soufflerie, les conduits prennent une direction Nord vers la vallée sèche en suivant une faille bien visible dans la cavité.
La dernière partie repart Sud-Ouest après la boîte aux lettres, le seul endroit susceptible de stopper le courant d'air en hautes eaux (le traitement de son cas sera le prochain objectif).

Nous arrêtons les relevés juste avant la galerie de l'overboard, à une centaine de mètres du terminus de la première explo, en zone sèche. La partie sensible est dans la boîte...
915m ont été relevés, au plus court, sans compter la zone des puits, les cheminées et le reste de la galerie jusqu'à la lucarne. La première partie de la cavité dépasse donc le kilomètre, ce qui confirme nos estimations.

vendredi 29 septembre 2017

Un nouvel exutoire fossile du Blau identifié

Jeudi 28 Septembre 2017
Prospection et relevés géologiques en solo sur le plateau de Sault
TPES : 5H

Pour fuir les brumes maritimes et le crachin des Corbières, direction la Haute Vallée où il fait toujours beau dans cette configuration météo.
Les observations faites Dimanche en première ont déclenché une tempête de cerveau, et il fallait bien l'apaiser par une prospection ciblée sur les zones qui compartimentent géologiquement le parcours supposé du Blau sous terre.

Dans le même temps, une discussion à la mairie de Puivert, concernant l'existence d'une cavité importante au dessus de l'Escale, connue des anciens locaux, n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd.
Me voici donc dans le bartas au dessus du Blau pour démarrer la prospection. Chou blanc dans la zone indiquée dans un premier temps, il faut élargir les recherches...

Je tente vers le haut, et soudain, après une belle montée, un décrochement au pied des barres rocheuses attire l'oeil. Je m'approche et constate que c'est un véritable cirque karstique en demi-ovale d'une centaine de mètres de large qui se cache dans une végétation dense et haute.
Le porche est là, en plein centre, de toute beauté...

Le conduit fait douze mètres de large, il a probablement servi par le passé d'abris pour les bergers, il y a même des traces de fortifications.
Avant la reforestation généralisée, il devait se voir de loin.
Le conduit s'enfonce d'une quarantaine de mètres; il y a des concrétions très anciennes en cours de démantèlement et de nombreuses coupoles de dissolution au plafond.
Son emplacement, exactement juxtaposé avec les les galeries du trou du Vent (à condition de trouver une verticale de 100m), ne laisse aucun doute possible : le Blau sortait ici dans un lointain passé, encore plus lointain que l'époque active du Chandelier.
Il s'agit donc d'un troisième niveau reconnu de creusement, à peine 80 à 100m sous la surface d'aplanissement du plateau. Le massif semble karstifié sur toute sa hauteur, et cela pourra nous réserver de nouvelles surprises lors de futures explorations, même après d'importantes escalades...

Je ne peux m'empêcher de regretter de ne pas avoir pris l'appareil photo, et aussi de me demander comment un tel site a-t-il pu rester aussi confidentiel. Il prend en tout cas une autre dimension aujourd'hui au vu des récents évènements...

Direction ensuite le coeur du plateau pour de la géologie pure sur les différents contacts entre compartiments marneux effondrés et compartiments calcaires, beaucoup d'observations intéressantes montrant que les calcaires ne sont pas forcément loin en profondeur sous les marnes contrairement aux coupes géologiques publiées.
Repérage également d'une perte importante dans une zone perdue et très embrousaillée de la forêt de Belvis censée être imperméable. Il va falloir penser à poursuivre le programme de traçage ou le relancer pour enfin savoir d'où vient l'eau du Blau...
A suivre...


lundi 25 septembre 2017

Apothéose en sous-Saul(t)

Dimanche 24 Septembre 2017
Trou du Chandelier
Participants : Sophie, Denis, Dominique, Henri, Jean-Luc, Thierry, Christelle, Laurent
TPST : 12h

Lorsqu'une sortie d'exploration est programmée de longue date et qu'on a le temps d'imaginer ce qui se cache dans une suite de trou, une part de nous même ne peut s'empêcher de craindre un arrêt trop précoce à cause d'un caprice de Dame Nature.
Avec les fantasmes qui galopaient dans les esprits depuis plusieurs semaines, la pression était énorme dans l'équipe en entrant dans la cavité.

Ca commençait mal : comme pressenti depuis un moment, les "zones molles" de la trémie, bien humidifiées par les dernières pluies, ont senti les effets de la gravité.
Un bon mètre cube de terre est tombé et s'est fait arrêter dans nos grillages posés juste à temps : effet garanti en descendant à côté de la bête...

Mais on était pas venu là pour se laisser impressionner aujourd'hui. Nous étions partis à quatre un peu en avance sur les autres pour franchir l'obstacle terminal de la dernière explo; une escalade suivie d'une lucarne et d'une redescente.
Nous sommes donc à pied d'oeuvre à 11h au fond du trou, non sans avoir en passant percé un rebord de grand gour qui avait eu la bonne idée de se remplir d'1m50 d'eau depuis la semaine dernière...
Bref, une demi-heure plus tard, le clairon retentit et signale que la suite est ouverte.
Les autres arrivent avec un timing parfait. Les choses sérieuses peuvent commencer...

La suite est large, plate et confortable. En plus un fort écho nous revient de droit devant.
C'est parti pour la première...
Quelques dizaines de mètres plus loin, c'est un vrai boulevard qui s'ouvre à nous : 6 à 10m de large pour 15 de haut, parfois plus...
Nous comprenons tout de suite que se retrouver en béquilles la veille de la sortie, ce n'était vraiment pas une bonne idée.

Les dimensions s'agrandissent
La galerie est ponctuée de volumes encore plus importants en dessous de deux grandes cheminées successives d'au moins 35m tombant du plafond. Trop grand et trop noir pour mon petit appareil photo.
La suite de la galerie après la première grande cheminée

Arrivée sur nouveau volume
Les galeries s'enchaînent, bien plus vastes encore que dans la première partie du trou parcourue il y a un mois.  Nous traversons à présent une zone particulièrement concrétionnée. Le développement chauffe...
Début de la zone concrétionnée

Méduse conique

Massue
 Un premier redan remontant à équiper nous freine, juste le temps d'apprécier la beauté des lieux

Ancienne cascade
Tout de suite derrière, ça redevient géant et nos cris résonnent pour la première fois dans ce temple silencieux.

Perspective immense
Nous doublons deux gros départs fossiles en hauteur. Denis atteint facilement le second par un escalier naturel taillé dans la paroi. Arrêt sur coulées blanches et cristaux, à traverser en chaussettes; ce sera pour une prochaine fois...
Encore des coulées

Galerie haute
Plus loin une cascade fossile d'une dizaine de mètres de haut nous stoppe. Les deux équipeurs, Denis et Henri entrent en action et vont s'en donner à coeur joie pour la contourner par un balcon aérien.

Ancienne cascade à nouveau
Pendant l'équipement, le froid se fait sentir et Dom en bon spéléo alpin sort l'arme absolue. De mon côté je crapahute et découvre pas mal de bestioles cavernicoles sous les cailloux du sol.

Point chaud improvisé pendant l'équipement

Déviation aérienne
L'équipement terminé, l'exploration peut reprendre. Au dessus nous prenons un cran supplémentaire d'adrénaline : la galerie qui s'ouvre est carrément géante, sans commune mesure avec les autres cavités du massif et même du département; seul le Gaougnas pourrait rivaliser.

A nouveau immense droit devant

Gravier posé dans l'immensité...
Une fois cette zone traversée, l'obstacle suivant est une vasque profonde qu'il faut traverser en main courante. Denis s'en charge aidé par Dom.
Cet arrêt est l'occasion de photographier quelques jolis détails.
Vrai gravier

Rebord de gour sculpté
Derrière la vasque, ça repart à nouveau grand puis une bifurcation se présente. Un ressaut très glissant défend un départ de galerie vers le bas, et un toboggan remontant sur calcite à équiper semble donner dans un volume supérieur.
Je tente le ressaut olé-olé pendant que les autres équipent. Pour la première fois dans la cavité, je tombe en bas sur un vrai réseau semi-actif après franchissement d'un siphon glaiseux à sec. La galerie est bien plus modeste, 2,5m de haut pour 1,5m de large et semble subir encore actuellement les crues. Arrêt sur laminoir après 150m de parcours facile.
Le temps de revenir et de remonter en extrême limite le ressaut, le toboggan de calcite est équipé.

Après un bout de galerie, nous débouchons dans une conduite forçée de 15m de diamètre (non, je n'ai pas oublié la virgule entre le 1 et le 5...).
Celle-ci bute finalement sur une énorme coulée à escalader. Un col semble défendre la suite tout en haut mais il y a du boulot pour l'atteindre.

Dernière galerie avant terminus du jour
Il est passé 18 heures au bout du monde; et cela fait 6h30 que nous sommes en première. Le réseau confirme toutes nos espérances et au delà.
Difficile d'annoncer un chiffre de développement, disons que le trou dépasse déjà très certainement les 3km, mais cela ne veut pas dire grand-chose en comparaison du volume souterrain découvert...
L'extension est elle aussi très importante, car nous avons progressé en permanence vers l'Ouest, traversant plusieurs faciès calcaires allant des brèches-limite (début et zone médiane) au Barremien (au fond) en passant par le Néocomien (zone médiane).

Le retour nous paraîtra interminable avec beaucoup de lacunes dans la chronologie et la mémorisation des passages.

L'essentiel est dit, pour ce qui est des faits en tout cas. Quant aux émotions ressenties lors de cette journée, elles resteront gravées dans nos mémoires pour toujours.
Il faut à présent valider ce qui vient d'être fait, équipement et topographie. Ce sera la priorité avant la saison des pluies, ce qui sera une autre zone inconnue à apprivoiser.

Je rajoute quelques photos de Jean-Luc




 

mardi 19 septembre 2017

Samedi 16 Septembre 2017: Mini Manoeuvre secours à l'Aven de la Galine.
16 participants, ce qui est pas mal vue cette période de "rentrée" et....le froid quasi hivernal qui nous acceuille au Bois d'Ournes!
Six du CLUB, 2 de la MJCN, 2 de la SSP, 5 du SCM et 1 pompier.
C'est notre ancêtre Papy qui une fois de plus ce colle dans la civière....Et malgré qu'il prétende avoir maigris....on le trouve bien lourd!Départ de vers les -58m avant le puits terminal. Ce qui est bien suffisant, car ça génère 4 ateliers avec forces frottements et coincements. Au paravent j'ai accompagné Lionel et Michel à l'équipement. Et ai du purgé des voyages de caillasses qui restaient là suspendu sur un palier de cette vielle classique!Comme par le passé plusieurs manoeuvres y avaient été faite, l'on n'a pas besoin de beaucoup spiter. Un poulie frein et 3 balanciers permettent cette évacuation. Un vague soleil fait son apparition, nous laissant quand même le temps d'une discution à mon sens très positive sur la future gestion du trou du Chandelier. Ce n'est pas rien car deux des ténors du CDS: Papy et François ont tout à fait la même conception que le CLUB....Que du bonheur.
TPST:6H.

lundi 18 septembre 2017

Trois équipes au Chandelier

Dimanche 17 Septembre 2017
Trou du Chandelier
Participants : Dom, Eric, Julie, Jean-Luc, Henri, Christophe, Laurent
TPST : 8h

Sept spéléos aujourd'hui dans la cavité pour poursuivre les différents travaux les plus urgents.
Christophe et Julie commencent le balisage dès la base des puits. Henri, Dominique et Eric partent plus loin avec du matériel pour équiper et contourner différentes vasques.
Pendant ce temps, Jean-Luc et moi poursuivons la pose du grillage dans les zones terreuses de la trémie avant de rejoindre les équipeurs, tout en essayant de décoder le fonctionnement hydraulique de la cavité en hiver.

Le cerbère qui garde l'entrée de la grande galerie à -60. Pas commode l'animal !
Il faut dire qu'avec les 50mm tombés sur le pays de Sault la semaine dernière, il y a plusieurs arrivées d'eau qui se sont réactivées en provenance du réseau de fissures, et que certains grands gours commencent à se remplir. Certains seront contournables, d'autres pas...

Dans un gour de 200m de long au niveau bien marqué. S'il se remplit, canotage obligatoire...
Nous avons encore un peu de marge pour poursuivre mais ce qui est certain, c'est que le réseau aura dans les prochains mois un tout autre visage. L'essentiel est que le courant d'air passe !

Sortie à 19h après une journée très bien remplie.

lundi 11 septembre 2017

Accompagnement aux Dômes

Dimanche 10 septembre 2017
Gouffre de Cabrespine
Participants :
SCMNE : Jeanne, Isabelle, Chrystel, Matthias             SCBAM : Dominique, Jean-Luc
Club Passepartrous : Sylvie, Gilles                               SCA : Sophie, Denis
Photos : Matthias Loiseau

Les Dômes

Fistules avant les Dômes

Cristaux de gours vers les Fistulaires


Belle équipe régionale (Courniou, Toulouse, Millau, Béziers) pour visiter Cabrespine. La moitié de femmes, ce qui ne gâche rien. Niveau de la rivière à peu près normal, mais ruissellements faibles : Gours Blancs secs, Gobelets : 1 filet et 1/2.
Petite aspiration à l'arrivée de Matte Arnaude (due aux 13° du matin dehors ?).
Pique-nique devant les Dômes vers 13h. Puis émerveillement aux Fistulaires, les habitués de l'Asperge repèrent même de belles aragonites.
On admire la performance de Chrystel, qui n'a qu'un bras valide et de gros problèmes articulaires, mais un moral d'acier. Une leçon de persévérance et de bonne humeur, même dans les passages difficiles.

A noter : le 1er maillon rapide des Canards est à moitié bouffé. L'inox sera bienvenu.

TPST : 8h30

Sécurisation épisode 4 (et demi) : Prison Break à l'Escale

Dimanche 10 Septembre 2017
Trou du Chandelier
Participants : Jean-Luc, Henri, Thierry, Laurent
TPST : 8H

Aujourd'hui fini la désobstuction et les purges angoissantes, place enfin à la consolidation. Beaucoup de matériel amené su place : grillage, câbles acier, goujons, perfos, matériel de bricolage, barres de fer et équerres,...
Malgré la pluie dehors, nous bénéficions de très bonnes conditions dans le trou : l'eau n'a pas encore imprégné la totalité de la couche de sol superficielle et la cavité est sèche. Et surtout, fini le vent glacial de l'été; l'aérologie du trou est plus calme avec par moments de fortes bouffées aspirantes, les premières de la saison.
Il faut dire qu'en altitude il fait froid, la neige a fait son apparition aux Angles et vers Font Romeu...
L'aspiration alors qu'à l'Escale il ne fait pas très froid (10°C environ) montre que les entrée hautes potentielles du système doivent se situer assez haut et pas simplement dans la vallée sèche du col située à seulement 900m d'altitude...

Les diverses interventions de la journée en photos :

Renforts sur clé de voûte

Equerrage sous le dernier palier suspendu

Pose de géotextile et grillage depuis le bas des zones meubles

Jean-Luc en cage dans le haut du ressaut

Vue plongeante sur le R7 grillagé
Il reste encore une bonne journée de travail pour finaliser les consolidations.
La ligne de conduite que l'équipe s'est imposée à elle-même, à savoir ne pas foncer au fond sans avoir finalisé la sécurisation, tient bon. Chacun a compris les enjeux et les respecte malgré la difficulté de ne pas céder au chant des sirènes...
Bientôt l'exploration, la vraie, pourra rependre avec la satisfaction du devoir accompli.

mercredi 6 septembre 2017

Mercredi 6 Septembre 2017: Travaux divers et entretient.
Au trou avec Jean Luc, dégagement de l'élargissement à -5. Pose de marches. Prises de cotes, perçage et anticipation du complexe étayage des remplissages suspendus...Qui soit dit en passant avec la petite pluviométrie de la journée....commencent à fluer!!Fin du rééquipement par l'ancien passage: 2 spits et 1 AN. Pose d'un étayage important sur l'un des blocs les plus menaçant....TPST:3H.
Laurent nous ayant rejoint au trou, descente à la voiture. Casse croûte sur le pouce, et descente à la Mairie de Puivert pour l'entretient prévu avec Mr le Maire.
La carte géole au 30 000 ème.
Très positif et sympathique entretient avec Mr de  Loustal. Dont la préoccupation première du moment est la quasi pénurie d'eaux pour ces administrés! Nous ne promettons rien d'avance, mais l'informons que les spéléos par leur connaissances des réserves souterraines pourrons apporter une aide précieuse à ce problème de plus en plus épineux. Nous allons rester en contact et le tenir informé régulièrement de nos découvertes.Arrét désaltérant à la brasserie du Quercorb.

lundi 4 septembre 2017

L'on commence à sortir de l'ombre.....:
Explications à Mr le Maire et sa femme.

Sécurisation épisode 3

Dimanche 03 Septembre 2017
Trou du Chandelier
Participants : Dom, Henri, Laurent +Jean-Luc l'après-midi
TPST : 8H

Et une sortie de plus d'aménagements divers dans la zone d'entrée. Le SCA est provisoirement transformé en entreprise de BTP et/ou démolition en alternance.
Nous partons du principe que les futures explos seront longues, et qu'en cas d'accident, même bénin, il faut pouvoir sortir un brancard sans sur-accident et surtout sans devoir titiller dans l'urgence la trémie (en fait toute la zone désobstruée de 0 à -25).
Donc à nouveau quelques éliminations soigneusement réfléchies et réalisées sous haute tension, pose de cornières, prise de mesures pour le futur grillage sur les zones molles.
Zones molles qui travaillent encore toutes seules, preuve en est la chute d'un "caillou" de 500g d'une hauteur de 5m en plein sur la tête pendant une prise de mesure. Merci le casque !
Confirmation donc que ce que nous avons entrepris n'est pas un luxe...

Mais nous commençons à bien apprivoiser la bête, et avons trouvé des solutions techniques à ce qu'il reste à faire. La prochaine sortie sera à nouveau laborieuse avec pas mal de matériel à installer à demeure...

En fin d'après-midi, nous recevons sur le site la visite de Mr le Maire et de sa femme, très intéressés par nos travaux et nos récentes découvertes.
Il nous apprend qu'il y a une cinquantaine d'années, le courant d'air froid était sensible en passant à proximité de la cavité.
Il semblerait donc qu'il y ait eu des périodes successives de soutirage naturel et de bouchage (volontaire?) par le passé.
Le secteur fait en tout cas l'objet pour les habitants de légendes diverses depuis bien longtemps.
Le mythe se transforme aujourd'hui en réalité...

samedi 2 septembre 2017

Le Chandelier avant ouverture...il y a presque 2 ans!:


Preuve que des fois derrière un trou totalement colmaté...il y a le jack pot!!!

lundi 28 août 2017

Une rivière fossile sous le plateau de Sault

Mercredi 23 et Dimanche 27/08/2017
Trou du Chandelier
Participants :
Mercredi : Denis, Sophie, Henri, Jean-Luc, Julie
Dimanche : Steve, Dominique, Christelle, Henri, Denis, Laurent
TPST : 8H + 8H

Mercredi, troisième séance pour ouvrir un passage direct vers le puits. Les remblais peuvent enfin être évacués vers le bas et le palier.
En milieu d'après-midi, le plus gros ayant été fait, Henri puis Denis se collent à l'équipement du puits qui nous narguait depuis 10 jours.
Celui-ci confirme nos espérances : à 20m du départ, la verticale débouche au sommet d'une grosse galerie chaotique de 15m par 15m. C'est l'euphorie...
Rapide reconnaissance pour confirmer que ça continue...Et c'est le cas !
C'est décidé, la prochaine journée sera consacrée à de l'exploration. Enfin...

Dimanche, l'équipe chargée de quelques cordes, amarrages et surtout de quoi survivre dans le froid s'engage dans la suite.

Arrivée dans la galerie fossile
 L'aval de la galerie file plein Est vers le fond du vallon et bute sur un immense chaos remontant. J'y découvre un crâne de fouine assez ancien. Pour sûr il existe un ancien débouché de ce gros conduit sur le flanc de la montagne, mais sous combien de dizaines de mètres cube de remplissage ?

L'amont sort rapidement du chaos rocheux pour tomber sur un sol plat agrémenté de nombreux gours à sec. Au premier rétrécissement (3X3m quand même !), le courant d'air est bien sensible et indique que l'on ne va pas s'arrêter tout de suite...


La galerie prend de très belles proportions, le sol est magnifiquement concrétionné et les vagues d'érosion sur les parois indiquent que nous venons de découvrir ni plus ni moins que l'ancien cours du Blau souterrain, presque parfaitement plat à la cote 680NGF environ.
C'est le délire...

En avant vers l'inconnu des entrailles du plateau de Sault

marmite perchée à 2m du sol
La section du conduit et les formes d'érosion indiquent que le paléo-débit devait être considérable...
Je prends régulièrement les directions : d'abord Sud-Ouest, puis Ouest.
Nous filons exactement sous la vallée sèche du col du Chandelier, en nous éloignant de l'actuel Blau et du chevauchement frontal Nord-Pyrénéen. Plus aucune trace de zone instable, nous sommes en plein massif.
Les centaines de mètres s'enchaînent.
Un premier obstacle nous freine, il s'agit d'une vire à équiper au dessus d'un gour presque à sec. Nous en profitons pour manger


Passage de la vire
 La progression reprend de plus belle; nous traversons une grande quantité de grands gours (ou petits lacs) qui pour sûr en hiver doivent être pleins, embellir encore le trou mais bien freiner la vitesse de progression ou même obliger à équiper des mains courantes.
Plage de sable de mondmilch, spécialité locale
La galerie est soudain bouchée. Bouchée ? Non ! Un ronflement fait penser un instant à la présence d'une rivière mais c'est bel et bien le courant d'air, toujours aussi présent, qui franchit une étroiture (très) ponctuelle. Ca passe rapidement et c'est reparti...
Le collecteur se transforme à présent en grand méandre avec des hauteurs de voûte bien souvent supérieures à 15m.

Le sol alterne entre zones glissantes de fond de gour et zones calcitées. Il semble que l'élévation depuis le point de départ, et donc la pente globale, soit presque nulle, ce qui contraste fortement avec le profil en montagnes russes des galeries du trou du Vent.
Une nouvelle escalade à équiper nous ralentit un instant mais ce n'est qu'une grosse coulée à contourner, le sol redevient plat.



Un insoluble qui sort de la paroi telle une murène (longueur réelle 2m)

Quelques vieilles coulées barrent partiellement la galerie

Encore de grandes hauteurs de conduit
Nous sommes déjà loin quand un obstacle plus sérieux se présente : à défaut de pouvoir équiper une vire en hauteur, nous sommes contraints à la baignade, ce qui ne réjouit pas du tout Henri.

Juste derrière une voûte basse bien planquée concentre le courant d'air sur une vasque faisant des vagues, le passage demande un peu de réflexion mais finalement Denis trouve la solution en se faisant faire la courte échelle.
Ce passage pourrait être potentiellement siphonnant durant les très hautes eaux, un petit aménagement perforant sera sans doute nécessaire.
Derrière ça repart de plus belle avec un sol plat qu'on pourrait parcourir en vélo de ville.

D'après les concrétions, le courant d'air existe depuis longtemps

Nous nous arrêtons sur une nouvelle escalade. Cette fois nous sommes à court de matériel.
Nous décrétons donc le demi-tour après un bon kilomètre d'une première d'anthologie. Il y a du pain sur la planche...
Le retour est contemplatif, et le cerveau commence à intégrer l'importance de la découverte. Rien ne sera plus jamais pareil sous le plateau de Sault...

Encore des gours...

Et de belles galeries
Deux ans après avoir émis l'hypothèse de l'existence de ce drain fossile à l'Ouest du Blau actuel, et après des dizaines d'heures d'un travail ingrat de forçat ponctué de belles frayeurs, quel plaisir de voir la belle théorie se concrétiser sous nos yeux.
La page qui vient de s'ouvrir promet d'être palpitante. Il y aura un avant et un après, le potentiel ici est immense, presque illimité...

Mais il y a quand même un bémol à toute cette allégresse : lors de la remontée des puits, une réalité moins exaltante nous saute aux yeux : même si le risque de chute de gros blocs depuis la trémie est très fortement réduit, toute la zone de remplissage collé (glaise et petits blocs) en haut de celle-ci se soutire lentement et inexorablement. Et ce phénomène ne devrait faire que s'accentuer avec le retour des pluies d'Automne. La zone des puits étant strictement alignée avec les chutes probables de matières diverses, naturelles ou provoquées par un passage, le secteur reste dangereux, le risque augmentant avec le nombre de spéléos figurants dans le jeu de quilles vertical.
Le constat est sans appel : il va falloir tout grillager et stabiliser en priorité avant de poursuivre.

Etant donné le travail déjà engagé et l'enjeu hors normes que constitue la suite des explorations, l'accès mérite une protection optimale, ce que nous avons décidé d'entreprendre au plus vite.