lundi 30 novembre 2015

Au méme endroit....25 ans plus tard!A g.Thierry Bonnel


Dimanche 29 Novembre 2015: Une vrai collective...CDS....(?)
De nouveau au trou du chandelier.
Malgré l'arrêt de la grosse ventilation du weekend précédent.Et qui réunis une sympathique équipe:
Marie et Stoche du SCM, Dominique, Laurent, moi-même, Denis, Sébastien, Elodie, Fabien qui vient ce promener avec ces deux enfants....et....Thierry....un "ancien" du CLUB, qui connaît mieux que personne le plateau!Soit quand même....12 participants!Bien qu'il fasse meilleurs que le 22, il y a pléthore de personnel....et certains vont prospecter.
Grosse séance de désob, avec, et c'est la surprise, beaucoup de terre à remonter.
Une ventilation sensible est toujours présente et des plus encourageantes, alors que seulement trois jours après la crue, il y a de fortes chances que le réseau semi actif soit encore bien noyé....
Laurent pense que cette terre a été mise là volontairement....ce qui confirmerai que nous serions bien dans la cavité rebouchée décrite dans le document historique!
Avancée de 3 bon mètres, avec un décaissement impressionnant vue d'en haut.
Par contre, arrêt sur une trémie délicate.Qui demandera de la "diplomatie" pour être franchie.
L'emplacement de cette entrée pile poil sur l'escarpement Nord-Pyrénéen expliquerait cela.
Plus prosaïquement et spéléo qui fonctionne à l'intuition, je dirais que souvent ce genre de chaos précède....un vide conséquent!TPST+TPES:7H
Prochaine séance entre deux AG, déjà programmée le weekend du 5 et 6/12.Date à confirmer ultérieurement selon les dispos.

jeudi 26 novembre 2015

Reprise du cycle hydro et observations associées sur le plateau de Sault

Jeudi 26/11/2015 après-midi
Participants : Henri, Laurent
TPES : 4H

Difficile de résister à la tentation d'aller observer lorsqu'une crue de reprise de cycle se produit sur un massif en cours d'investigation.
C'était le cas cet après midi dans la haute vallée de l'Aude après que plus de 120mm soient tombés.
Je récupère Henri à Couiza et nous montons sur le plateau voir les pertes dans un premier temps. Les terrains sont saturés et bon nombre de dolines sont pleines d'eau.
Visite à la perte du Rébounédou qui sature elle aussi. La doline est transformée en un grand lac.


 
Un peu en amont de la zone saturée, on peut se rendre compte du débit qui rentre dans le massif à cet endroit, environ 2m3/sec.
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Ensuite direction la perte des Bouychettes, qui a disparu sous les flots. Le ruisseau roule plusieurs centaines de litres par seconde, dépasse la perte habituelle, traverse la route et file se perdre au nord dans un îlot rocheux emergeant des alluvions.
 
Nous descendons ensuite vers l'Escale, garons le voiture au col du Chandelier et allons voir l'entrée du trou du même nom où nous étions dimanche dernier.
Et là, surprise....le courant d'air s'est totalement arrêté. Dans le fond de la vallée un roulement de tambour permanent annonce que le Blau fait une "percée"de grande ampleur. Le lien de cause à effet est vite établi : le Chandelier est, comme le trou du Vent, en relation avec la zone noyée temporaire du Blau. Cela aura des conséquences sur les explos futures...
 
Petit détour par le trou du Vent où de vent il n'y a plus...à peine un léger souffle d'air chassé des vides karstiques par l'eau qui monte plus bas dans les galeries.
 
La visite de la résurgence du Blau est le clou du spectacle : le porche inférieur est totalement plein et crache plus de 4m3/sec. Dans le porche supérieur, l'eau est à moins d'un mètre du rebord et coule à travers les éboulis pour grossir le débit. On peut observer l'eau qui monte à vue d'oeil, environ 1cm par minute : le pic de crue n'est pas encore atteint.
 

L'eau qui vient du porche inférieur à gauche rencontre celle du porche supérieur à droite de la photo


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On descend le cours d'eau jusqu'à la station de mesure installée pour les besoins de l'étude. Le gué est infranchissable en voiture, le seuil de mesure est sous l'eau. L'estimation du débit global du système est difficile à vue d'oeil mais vraisemblablement supérieur à 6m3/sec. Les données vont être très intéressantes à analyser puisque nous étions en étiage sévère 48h auparavant.
 
Le gué du Sourd

La station de mesure presque submergée
 
Enfin, à la tombée de la nuit, visite au retour de la source de Ginoles où la station de mesure est elle aussi sous l'eau malgré un débit moindre que celui du Blau vraiment impressionnant.
Dernier point d'arrêt à Font Maure où l'eau sort dans la partie supérieure du porche.
 
Tournée une nouvelle fois très enrichissante sur le plan des observations inédites, et qui fait fonctionner la reflexion à plein régime.

Tétraktys, EFS, SCA au Laos pour de la formation

Du 7 au 21/11/2015

Tétraktys est une O.N.G. qui mène des projets de développement dans plusieurs pays. Au Laos, ils aident les populations rurales à développer le tourisme pour améliorer les conditions de vie des habitants. Le Laos possède de nombreux karst de rêves. Un des projet de Tétraktys au Laos est de former des Laotiens à la randonnée souterraine pour mettre en valeur leurs cavités horizontales. J'ai donc été contacté par l'Ecole Française de Spéléologie pour former les futurs formateurs des guides de randonné souterraine. Les stagiaires représentent leurs provinces et sont très intéressés par la formation. La plupart n'ont jamais mis les pieds sous terre. Au programme : karstologie, gestion de l'éclairage, choix des circuits, sécurité, guidage, parades, que faire en cas d'accident (alors qu'il n'y a pas d'organisme de secours)... En tout, 11 jours de formation dont 5 avec Matthieu Thomas un karstologue de mon âge avec qui j'ai bien sympathisé et les 6 derniers jours tout seul.

Quelques images :

Tsing


Entrée grotte de Konglor


Gilbert membre fondateur Tétraktys

Matthieu


Piton tourelle

Stagiaires



Gecko de 25 cm (ton ami anti-moustique)

Nuit chez l'habitant, dans la salle à manger, pas de table ni de chaises, on mange par terre avec les doigts, pas si différent de la spéléo finalement.



7,5 km en bateau sous terre


Le village où nous dormions

Entrée grotte Nam Nom

Nam Nom

Galets de Granit traversant la grotte Nam Nom

Fleur de Frangipanier symbole du Laos

Ramassage scolaire (ceinture de sécu?)

Pas ton ami, les laotiens n'ont pas voulu que je m'approche pour mettre une échelle pour la photo, mais c'est pas un petit!



Théorie en salle

Modèle réduit pour l'hydro

Nous mangions sur les tables au premier plan


lundi 23 novembre 2015

Sorties Photos Vidéos week-end 21 et 22 novembre 2015

GOUFFRE D'ESPARROS


Participants : Alain Malric - Olivier Coquelet - Alain Faure - Véronique Rieussec - Alain, Solange, William Bondouy - Pierre Bonhomme - Jean-Pierre et Olivier nos accompagnateurs
TPST : 6 h et 6 h
Rédaction de la fiche : Alain Faure
Photos : Olivier Coquelet

On se retrouve tous à l'entrée de la partie touristique pour un breefing sur ces 2 journées.
On monte à l'entrée historique descendue par Casteret au milieu des arbres et fougères. La porte qui n'a pas été ouverte depuis des années résiste. Après de longs efforts sous une pluie diluvienne et une température froide, on abandonne, direction la partie touristique, on va opérer en sens inverse.
On fait des images au passage dans les galeries abandonnées par les touristes à cette époque. A la fin de cette partie on franchit les barrières et allons au balcon des cristaux. une débauche d'aragonites mais la position est inconfortable, plan incliné sécurisé par un câble, difficile de poser un pied photo, les bouquets sont en limite du remplissage, pas grand monde vient ici et on y stationne en petits groupes, on ne peut se croiser. On grimpe ensuite les 40 m du grand puits (sur coulées) pour atteindre les étages supérieurs. Pendant que l'un de nos guides remonte vers la surface pour essayer de débloquer la porte de l'intérieur on attaque nos images dans ces belles galeries. Les Casteret ont gravé leurs noms (1938-1940-1950) ainsi que des opérateurs radio (1° émission radio souterraine en 1942). Pendant la guerre Norbert cacha des documents secrets dans la cavité. On atteint l'étroiture dite du canon, Jean-Pierre revient, il a réussi a débloquer la porte, on ira donc demain. On ressort, direction le gîte pour une soirée "épuisante".
Le lendemain matin on se réveille avec la neige, direction l'entrée historique sous un froid polaire. Cette fois la porte s'ouvre. On descend les 20 m de puits facilités par des échelles fixes, puis on parcourt les belles salles, galeries descendant vers le "canon". Ici pas trop de concrétions fines, plutôt des volumes, des barrières stalagmitiques, des disques mais dans une grande salle présence de gypse sur une paroi.
On termine la journée à nouveau dans la partie touristique au lac, vaste gour où de nombreux "nénuphars" sont suspendus au bout des concrétions. Les reflets et la transparence de l'eau sont exceptionnels. Les touristes ne viennent pas jusqu'ici, ils ne voient que d'en haut. On achève là les 4 journées au total consacrées à Esparros.