vendredi 30 août 2013

INFO....LUMIÈRE........

Capturé en farfouillant sur le Net pour ce tenir au courant de ce qui ce faisait de mieux aujourd'hui en matière d'éclairage....il semblerait qu'une perle arrive à partir du 1è Octobre: La "grossier NORA 2" ou rude NORA
chez "little monkey",une boite Anglaise (encore eux...après la stenlight!).
Leur descriptif et très complet....et complexe,mais je pressent que ça va dépasser la Scurion...
Par contre,aucune précision....sur le prix....ça risque aussi de faire mal!Si quelqu'un arrive à me le trouver..! .me contacter....

Leur coordonnées: www.littlemonkeycaving.co.uk

Affaire à suivre.....

dimanche 25 août 2013

Complexité sous le Roc

Dimanche 25 Aout 2013
Roc de Nitable
Participants : Michel, Sylvain, Henri, Christelle, Laurent
TPST : 7H30


Equipe de choc aujourd'hui.
On a décidé de diviser la journée en plusieurs parties : finir l'équipement de la main courante, poursuivre l'aménagement du shunt, puis explo commune.

En bons grimpeurs, Michel et Henri sont préposés à la main courante. Sylvain, Christelle et moi partons nous battre avec la bouillasse et le rocher du shunt.

 Entre le premier siphon temporaire et la TLMC
 
 
 La TLMC avant équipement définitif
 
On travaille d'arrache pied toute la matinée grâce à nos deux perfos. Vers 13h, le shunt a été vidé d'une bonne partie de sa bouillasse et 12 trous ont été percés. La lucarne de jonction entre les deux réseaux parallèles a elle aussi été percée. On gardera la mise en place du méga-caramel pour la fin de journée à cause du caractère alternatif du courant d'air du jour.
Quant à la main courante, elle a été brillament transformée en Via Ferrata. Finis donc les coups de stress de ce côté là...
 
On se retrouve après le boulot pour manger ensemble. La section "désob" de l'équipe est méconnaissable à côté de la section "grimpe".
Le froid se fait vite sentir, et nous ne tardons pas à transiter vers le terminus atteint par Jean Luc et moi il y a quelques jours. La partie sympa du programme du jour peut commencer.
 
 
 Au début de la "première" du jour
 
Nous découvrons rapidement un conduit de dimensions modestes mais d'une esthétique incontestable. Le parcours est joliment décoré, entre coloris variés de la roche et concrétions
 



 Devinette : combien y a-t-il de couleurs de roche différentes sur 1m de large ?
 


 Aragonite sur dolomie noire : le contraste est saisissant !
 
 
L'explo se poursuit jusqu'à un siphon perché subhorizontal : c'est le quatrième de la cavité... Il pourra éventuellement être vidé à la pompe à main ultérieurement, mais pour l'instant il y a plusieurs passages à voir en hauteur.
On retourne au précédent carrefour et commencons une escalade vers la conduite forcée découverte mercredi. Le passage se divise à nouveau; à gauche une cheminée peut être remontée sur 25m environ. Un bloc coincé défend la suite qui est ventilée et témoingne de griffures de loir, il y aurait donc peut être une entrée sup dans ce secteur, mais nous sommes sous plus de 100m de rocher...
Vers la droite on arrive dans une salle chaotique qui fait penser à un gros gruyère. Après moultes investigations, un passage retient notre attention après une tentative avortée de jonction depuis le bas. Il s'agit d'un ressaut assez large en bas mais là aussi défendu par un gros bloc. Ce sera pour la prochaine fois...

 Cristaux dans la cheminée de 25m
 
 progression en "méandrotube"
 
Au retour vers le shunt, les investigations se poursuivent dans les nombreux passages remontants et descendants
 Grimpeur en escalade
 
Remontée vers une salle annexe
 
Encore pas mal de développement rajouté à la cavité aujourd'hui donc, mais la complexité s'amplifie. Deux impératifs s'imposent : venir un jour de courant d'air stable pour mettre en équation les différentes ventilations et ainsi cibler le passage prioritaire; et surtout attaquer la topo pour y voir plus clair. Ce sera l'objectif des prochaines sorties.
 
Nous revenons au shunt. Sylvain et moi restons pour armer et déclencher le méga caramel qui devrait signer l'ouverture définitive du shunt, pendant que les autres ressortent.
Tout se passe sans encombres, il restera à déblayer la prochaine fois.
 
Ensuite, la routine : progression retour, sortie, nettoyage du matos dans le Sou et visite du canyon en guise de dessert. Encore une journée physique et bien remplie...

mercredi 21 août 2013

Nouvel épisode sous le Nitable

Mercredi 21 Août
Roc de Nitable
Participants : Hervé, Henri, Jean Luc, Laurent
TPST : 7h45


 Deux missions pour aujourd'hui : l'ouverture du passage clé supposé court circuiter le dernier siphon temporaire, et prolonger la main courante vers la lucarne supérieure.

Henri se dévoue au spitage avec Jean Luc pendant qu'Hervé et moi avançons le chantier terminal toute la matinée. A l'heure du repas la main courante est équipée mais s'avère très aérienne dans le sens de la sortie. Placer des prises de pied sera impératif pour éviter les sueurs froides...

L'après midi, Hervé ressort vers ses obligations et Henri repart à la recherche de ses gants disparus quelque part pendant l'équipement.

Jean Luc à la sortie de la TLMC (très longue main courante)
 
On reste avec Jean luc sur le chantier. Malheureusement, en percant de la calcite, on est tombé sur une poche de boue en dessous. Le passage a tôt fait d'être pourri. On vide ce qu'on peut et on continue le percage vers le bas. 15 trous depuis le matin, le passage s'humanise peu à peu, mais un gros bloc s'est coincé et est trop gros pour être remonté.
Je parviens à passer au dessus et arrive au petit balcon, terminus de la dernière fois. En creusant un peu je vois mieux : il est possible de descendre par une pente latérale sans tomber plus bas. Je tente et ça passe. Le conduit réunifié derrière la baignoire continue et deux passages sont possibles. Jean Luc me rejoint. Ca s'agrandit et on quitte la zone boueuse.
 
Une fois de plus on ouvre une nouvelle page de l'explo. On progresse d'une centaine de mètres dans un conduit à la morphologie changeante, tantôt tube elliptique, tantôt galerie basse et large, et ponctuée d'élargissements notables et concrétionnés. Plusieurs départs latéraux sont repérés, dont une superbe conduite forçée de 3m de diamètre arrivant en plafond, avec un petit actif. De l'autre côté un puits qu'on contourne reste à descendre.
On s'arrête dans une jolie salle où l'on matérialise un cairn. La galerie qui fait suite, après un passage bas, est visible sur une quinzaine de mètres, avec du courant d'air en prime. Nouvel arrêt sur rien après l'effort...
 
Le but de la journée est atteint. Au retour je cherche dans les plafonds la lucarne trouvée avec Christelle la semaine dernière dans le réseau parallèle. Je la trouve enfin et la reconnait sans le moindre doute. La boucle est bouclée...
Restera maintenant à finir l'aménagement du shunt. Avant d'entamer la remontée on finit l'accu du super perfo dans le passage. La fin du chantier et les photos seront pour la prochaine fois.
 
Sortie en fin d'après midi après une bonne heure de progression et lavage traditionnel du matos dans la rivière. On peut savourer, je pense que le kilomètre de développement est atteint.
 
 
 

mardi 20 août 2013

Samedi 17 Août 2013 l'après midi: Retrouvailles diverses.

Montée sur le plateau de Sault à Belvis avec Fabienne de Puivert,qui n'est pas sortie depuis Mai,pour relocaliser un trou.....fantôme: l'aven de Vidorles.Il avait déjà fait l'objet d'au moins 2 sortie de prospection pour le retrouver....en vain!Une de ma part,et une de la part de Thierry,un ex SCA,qui connaît pourtant le terrain comme sa poche.Intuition,mémoire visuelle?.....je le retrouve après.....20mm de recherches!Dans cette zone semi pâturée,le bartas à énormément poussé.Magnifique entrée de 15M de diamètre et 8m de profondeur.Mais son intérêt réside surtout par son colossal P60,que l'on avait découvert au cours d'une opération dépollution du CDS en 1998.Passage chez Thierry justement,qui à une maison à Belvis,et qui n'en reviens pas que l'on ai trouvé aussi vite.En fait il l'avait confondu avec un autre,tant la végétation en avait modifié l'aspect!Je vais montrer à Fabienne l'impressionnante entrée du Barenc de Picausel.Les nouveaux panneaux pédagogiques,qui ne sont pas bien vieux....ont déjà souffert de l'humidité de la forêt!Ce trou fut il y a 25 ans, l'opération phare des actions environnement du Comité.
ça me donne l'idée de programmer pour la rentrée,une "journée grands puits":Le matin: Aven de Vidorles et son P60, et l'après midi après le repas sorti du sac,le grand puits du Barenc de Picausel de....78m...De quoi faire chauffer les descendeurs!Pas de photos....je l'ai effacées accidentellement...

Lundi 19 Août 2013 l'après midi: Protection trou

Avec Viviane,pose d'une palette sur l'entrée du trou de l'omelette de Pâques à coté des Cazals.
Ou cette année....l'on y avait trouvé (et remonté) le cadavre d'un chien!
Action de prévention un peu symbolique....puisque l'auteur du forfait....était le propriétaire de l'entrèe!!!
ça évitera que d'autres animaux y tombe accidentellement...Coup d'oeil au través des truffes ou malgré un équilibre de température,s'amorce au bout d'un moment.....un courant alternatif....monstrueux...
Les ceus qui chercheraient un chantier de désobstruction dans le Cabardés.....devraient savoir ou aller!!!!

jeudi 15 août 2013

Première méritée, puzzle et rebondissements...

Mercredi 14 Août 2013
Roc de Nitable
Participants : Henri, Christelle, Laurent
TPST : 7h


Raid eclair en équipe réduite ce mercredi. Objectif : le point bas du siphon temporaire découvert le week end dernier.
Henri continuant à purger le premier toboggan, Christelle et moi partons au fond, que nous atteindrons en un peu moins d'une heure.
Bien outillés, l'ouverture du point bas est une formalité qui ne nous prend pas très longtemps :


Derrière il y a une courte galerie plate agrémentée d'une cheminée d'une dizaine de mètres. En haut, simplement une petite lucarne et quelques aragonites. Malheureusement pour nous la suite est en bas, avec une autre étroiture pleine de glaise au sol. On l'attaque au burin plat qui permet de décoller des plaques entières. Après une demi-heure de boulot, Christelle passe l'obstacle.
Nouvelle déconvenue : après une poche plus large, il y a un laminoir étroit sur plusieurs mètres au moins, plein de boue et sans sortie visible. Le moral en prend un coup mais on commence quand même la désob. A force de creuser, l'endroit ressemble vite à un cloaque :


Le travail est plus difficile et plus lent. Au bout d'un moment je tente une première fois d'avancer plus loin. Sans succès.
Nouvel élargissement en pointe puis nouvelle tentative. La sensation d'emprisonnement est à son comble, à la fois coincé sur toute la longueur du corps et collé comme sur du papier tue-mouche. Claustrophobes s'abstenir, je me dis que si la suite est par là, il y aura très peu de candidats...
Pourtant soudain une lueur d'espoir : un trou noir apparaît au dessus de ma tête, avec un super echo. Il y a un mur d'argile séchée entre le vide et moi.
Le défi consiste à calculer le cubage de terre que je peux faire descendre sans être totalement prisonnier, et si celui -ci est suffisant pour passer dans le vide au dessus. A être arrivé jusque là, il faut tenter...
Le combat est physique et surtout moral. Le peu de place est vite entièrement saturé. Reste l'ultime recours, la technique du bulldozer. En poussant de toutes mes forces sur les pieds, je m'extirpe du bourbier en poussant le mur de terre avec les épaules.
Je sors dans un grand vide remontant. La sensation de délivrance est d'une intensité rarement atteinte...
De l'autre côté, il est très facile de creuser et Christelle me rejoint rapidement. On part en explo...

 L'autre côté du siphon temporaire
 
Quelques mètres au dessus tout redevient propre et il y a plusieurs départs : dans la suite évidente on remonte d'une vingtaine de mètres en dénivellation jusqu'à une lucarne ponctuelle qui nécessiterait un tir. Derrière il y a un echo équivalent à celui d'où l'on vient, c'est à dire non négligeable...

 Galerie remontante

En revenant au carrefour vers le bas ça bifurque : un petit ressaut mène à une courte galerie bouchée qui revient vers le Nord Est.
Vers le Sud Ouest en revanche une galerie étroite dans les dolomies continue assez bien. Au bout d'un moment on retombe sur des zones de mises en charge mais plus sableuses et plus sèches. La première partie est anguleuse et déchiquetée, difficile en progression. Plusieurs petits ressauts descendants et remontants ponctuent la progression. J'espère à nouveau ne pas trouver la suite du trou dans ce secteur inconfortable.
Pourtant plus loin ça s'améliore avec un tronçon de galerie de 3X3m, puis la redécouverte du calcaire marbré bleu. Plus de gruyère, la galerie devient un tube jonché de sable noir au sol.
Il n'y a pas de courant d'air dans ce secteur, et je finis par comprendre pourquoi avec l'arrivée sur un siphon en bas du dernier tube.
C'est alors que les pièces du puzzle se mettent en place : on est tout simplement dans la suite logique de la galerie d'entrée du réseau; un dédale inférieur, très proche du niveau de base du massif, qui est plus jeune et plus étroit que le reste du trou et qui  propage les crues actuelles...
(Pas de photos de ce secteur car l'appareil était resté au carrefour)

Il faut donc comprendre la logique de l'ancien creusement pour trouver la suite du réseau. Le volume découvert aujourd'hui et la lucarne tout en haut doivent être connectés sur la suite puisqu'il en arrive du courant d'air. Mais pas seulement....

En revenant vers le siphon temporaire

On retourne au carrefour et refranchissons la zone boueuse jusqu'en bas des cordes. Je repars dans la suite en hauteur des conduits découverts Dimanche dernier en suivant le raisonnement de tout à l'heure. On a en effet laissé dans cette zone un passage défendu par un bloc.
Je parviens à en casser un morceau et m'engage dans la suite. Après une dizaine de mètres, j'arrive en  balcon sur une galerie plus large qui doit être la continuation de l'autre côté de "la baignoire"(voir post précédent) mais une étroiture ponctuelle empêche la jonction.
Malgré tout, le courant d'air du secteur et l'echo au loin (provenant du volume d'aujourd'hui ou du volume annexe inconnu) promettent l'existence d'un passage évitant les points bas. Le moral revient...
Il s'agira donc de mettre au gabarit ce shunt la prochaine fois et du même coup d'éviter le dernier puits en prolongeant tout simplement la main courante en hauteur. Du spit en perspective pour Henri.

Avec envion 150m de première de plus aujourd'hui et à ce rythme, le trou ne devrait pas tarder à atteindre le kilomètre de développement...

Nous sortons en fin d'après midi et retrouvons Henri à l'extérieur. Il a eu des disfonctionnements d'exploseur et a du sortir prématurément. Le matos retrouvera vite sa propreté grâce à la présence bienfaitrice de la rivière chauffée par le soleil d'été.

lundi 12 août 2013

VENDREDI 9 AOÛT 2013 APRÈS 21 H: CONFÉRENCE A RENNES LE CHÂTEAU;

Sollicite par un ami éditeur avec lequel je vais publier les mémoires de mon père,je prépare cette soirée d'information grand public.....sur les dessous du....Bugarach,bien aidé par les renseignements de Laurent et de Stoche, et l'aide du traitement informatique des photos par Patrick.
Franc succès avec au moins 50 personnes....sur la petite terrasse du restau: "la renne du château".
Avec des questions intéressantes, et pas trop de délires mystico truc muche,comme l'on pourrait le craindre à cet endroit....preuve que beaucoup de gens sont curieux de ce que l'on fait...
C'était déjà le cas dans le passé,ou le club faisait des "soirées diapos"dans les villages qui marchaient très bien....
Un jour à....Thermes ??
SAMEDI 10 AOÛT 2013 L'APRÈS MIDI:

Collaboration avec les Trogloxènes.

Retour aux trous trouvés en Février par Jean Jacques de Bugarach,face nord, et sous le relais radio de Roque de Méric, au sud de Parahou grand (843M).Deuxième séance de désob,la première ayant été faite avec Corine,et cette fois ci avec les deux spécialistes en chef du chaînon du Roc Paradet: Nicola Alleman et Sébastien Enrion, du club Trogloxènes des Pyrénées Orientales.Le trou le premier découvert...leur parait bien maigre,et en farfouillant autour de celui trouvé à la dernière séance,le fin limier Nico....en trouve un autre avec meilleure gueule.On commence à l'ouvrir aussitôt....en prenant gare qu'Aza ne coure pas après les gros pavas que l'on en sort!Avancée de 2M,et vue 3M plus loin sur une sorte de plafond travaillé par l'eau....qui n'a pas l'air vilain...Ces trous pour nous narguer s'amusent aujourd'hui à souffloter,alors qu'il fait un fort vent sur le plateau,alors qu'ils aspiraient colossalement par temps chaud...Allez comprendre!L'étudiant en géologie qu'est Nico,préconise d'y faire des relevés de température avant d'y revenir travailler.Sur un autre trou plus à l'est,la "faille du propriétaire"ou ils ont trouvé un beau volume,ils n'ont pas pu y localiser la suite.Cette zone sur l'escarpement nord pyrénéen, est propice à ce type de cavités techtoniques, ou les suites ne sont pas évidentes..!Plus pragmatique,je pense qu'une petite séance de désob,serait l'occasion d'une petite sortie sympa comme celle d'aujourd'hui...Trou marqué: EM20.Le soir,les deux mordus (qui fond un travail remarquable sur cette zone) irons coucher à leur refuge de Malabrac,pour le lendemain continuer l'ouverture d'un départ de puits trouvé récemment.TPES: (avec l'approche épique avec le Land de S
Un fin limier....
eb):3H

dimanche 11 août 2013

Haute Voltige

Dimanche 11 Août 2013
Roc de Nitable
Participants : Jean Pierre, Denise, Hervé, Jean Luc, Julie, Henri, Philip (ex caving rescue anglais), Alexandra, Guilhem, Viviane, Olivier, Christelle, Laurent
TPST : 9H

Gros groupe encore aujourd'hui pour la suite des péripéties Nitablesques.
Nous rentrons vers 10h dans le trou et scindons l'équipe en trois. En prévision du travail à venir, Je pars avec Jean Luc, Philip et Christelle vers le fond. Les autres suivront en visitant pendant qu'Henri en queue de peloton transformera les équipements explo du point bas en définitifs.

Très vite le thème de la journée est donné : la progression aérienne...
En effet après un léger aménagement de la tête du puits suivant on se retrouve dans une immense faille de plus de 15m de hauteur. Visite rapide du point bas, large mais sans continuation... Il faut se rendre à l'évidence, il faut poursuivre à l'horizontale, dans le vide !
Je remonte depuis le point bas en escalade pour atteindre ce qui semble être un balcon qui ferait un bon relais.
Début facile, puis surplomb plus osé...j'atteinds mon but et je ma retrouve à douze ou treize mètres de Jean Luc, et il y a une belle traversée entre nous...

La faille, après le col où je me trouve, se poursuit vers le sud ouest toujours aussi grandiose : un véritable coup de hache dans la montagne !
J'équipe un double spit et tend la corde au max. Hervé, Christelle, Jean Pierre puis Jean Luc peuvent rejoindre le bacon.
Pendant ce temps, je continue la faille en oppo en équipant mini. La visibilité rectiligne permet à présent de discerner qu'il est temps de descendre : il y a un volume continu en bas.
Je profite de la première occasion tant qu'il reste assez de corde pour atteindre le fond. C'est chose faite et le petit groupe se retrouve en bas.

 Sortie de la faille après une longue main courante

La suite est complexe : il existe plusieurs passages étagés. Le plus large est  un ancien siphon au fond boueux et qui semble de plus bouché en bas. Nous le négligeons de prime abord. Un petit conduit labyrinthique est exploré au dessus, arrêt sur un gour dans une étroiture où il faudrait se baigner complètement. Un peu en retrait, un autre passage en hauteur est défendu par un gros bloc. Tous sont ventilés mais aucun n'est plus évident que l'autre.

 Conduits étagés dans la suite

Retour au carrefour après l'explo. Je tente le point bas du siphon. Le niveau max de crue est décidément très bien représenté dans la cavité : sur 1m de dénivellation, on passe du concrétionné propre à la couche de crème dans les points bas.
Surprise ! Le fond n'est pas bouché, il y a une fine lucarne résiduelle avec un max de zef. Derrière c'est noir. Il y a cependant du boulot pour passer...


siphon temporaire
 
On redistribue donc les cartes : je repars chercher la perfo en haut de la main courante, les nouveaux commencent la remontée pendant qu'Henri prend son pied à équiper tout l'atelier aérien accompagné d'Olivier.
On a de quoi faire plein de trous mais pas assez de combustible. Avec Jean Luc on s'acharnera plus d'une heure sur l'obstacle. Sous 10cm de glaise il y a du sable un peu induré, comme un témoignage de l'abandon progressif par l'eau du conduit. On améliore nettement la visibilité mais il manque un tir. On reste à 20cm d'une galerie de 3m de haut, vue sur une dizaine de mètres.
Arrêt donc sur autonomie mais pour sûr cette lucarne va recevoir une visite dans la semaine...
 
Côté équipement plus de 20 amarrages auront été placés ce jour, de la vraie spéléo d'explo alpine !
Sortie de l'ensemble du groupe, certains plus sales que d'autres, dans la bonne humeur et sans embûches. Plusieurs participant(e)s aujourd'hui auront de quoi être fier(e)s de s'être dépassé(e)s dans cette caverne sauvage...
 
La suite pour très bientôt...

vendredi 9 août 2013

Les vacances des bidochons

Du vendredi 2 au mardi 6 aout 2013
participants : Jean Michel, Jean Marie et Claire, Sylvain, Guillaume, Séverine et Camille.

absent excusé: Michel C (pied cassé)

Rendez-vous de toute la troupe le vendredi soir dans un camping de Millau au bord de la Dourbie.
1er apéro.

Samedi: aven du Puech Nègre  causse noir (-400)
TPST:  12h
participants : Jean Michel, Jean Marie , Sylvain, Guillaume.

Rapide montée sur le causse noir, puis nous empruntons la piste qui mène au trou.
En  ouvrant une barrière métallique qui barre le chemin, Guillaume se fait piquer par un guêpe planquée dans la barrière, il fait un bond sur place et un bon claquage au mollet droit...Au premier jour de ses vacances il est déjà HS. Les mauvaises langues parlent de "Coulonnade".
25% de perte avant d'attaquer le trou, la journée s'annonce chaude.

D'un autre coté  cela évitera les jalousies, puisque nous sommes maintenant trois pour six kits.
Les 100m de marche d'approche sont vite franchi malgré les grosses charges.
Plaisants ressauts et jolis puits s’enchainent agréablement jusqu'au P87.
Les fiches d'équipements prévoient une corde de 115 à 130m avec de nombreux fractionnements et 3 déviations. Nous avons une corde de 50 et plusieurs longueurs de 20 ou 30.
Par bonheur les jonctions tombent bien dans l'ensemble et la descente est très douce.
J'abandonne 20m de corde excédentaire.
L'ambiance change du tout au tout quand nous arrivons au bord du terrible P45 avec sa gueule grand ouverte (8 m de diamètre sur 10m de hauteur puis beaucoup plus jusqu'au fond), le petit ruisseau se jette directement dans le vide ainsi que la corde.
 Passé la tête de puits l'on ne touche plus de paroi!
2 pendules très acrobatiques permettent d'éviter la douche.
Vu la faiblesse de l'écoulement nous descendrons directement. Personne ne voulant me remplacer je m'y colle. Je n'ai pas trempé le kit dans le dernier gour et la corde est toujours sèche. Ça chauffe "grave" à la descente.
Le méandre qui fait suite est long , (très) étroit et (très) humide avec un P10 et un P15 équipés par Sylvain.
Il y a un ou deux loupés qui nous prennent un peu de temps.
Puis une belle série de puits et nous nous arrêtons manger avant l'ultime P19 qui donne dans la rivière à -280, car il est plus de 15h.
La rivière traverses des calcaires tabulaires sans pendage avec des plafonds tout plats qui ne demandent qu'a tomber, d’où de nombreuses trémies plus ou moins énormes. La roche à de belles couleurs ocres, il y a des concrétions proprettes, une eau limpide et un sable blond presque blanc.
Nous parcourrons plus d'un km pendant plus de 2 heures.
La remonté est comme toujours assez rapide, régulière et groupée.
Sylvain déséquipe , oublie quelques fractios , redescend...
Devant c'est la valse des kits.

C'est dans ces conditions d'exploration ou de visite, quand il faut se coltiner tout le matériel que la spéléologie montre toute sa spécificité. Il n'y a de salut que dans le groupe, "le collectif" avec une solidarité obligatoire. Un individu seul, même super costaud n'ira pas loin.
Sortie à 23h

Dimanche:
Descente du Tarn en canoé en aval de St Enimie (ceux de la veille + Claire).
Démonstration de plongeons d'une dizaine de m de hauteur par Sylvain, applaudissements nourris de l'assistance (féminine).

Lundi:
 Jean Marie, Claire et Sylvain

Traversée de Bramabiau  par les pertes du Bonheur
Descente du canyon en aval.

Dimanche

Les mêmes à la grotte de la cabane de St Paul des Fonts (à coté de Roquefort)

Très belle classique avec une ancienne cave à fromages à l'entrée, une voute mouillante qui siphonnait pendant le congrès FFS, un parcours en rivière avec un assortiment complet de mains-courantes, tyroliennes pendules et autres.Puis une grosse galerie menant à une très grande salle.

mercredi 7 août 2013

Camp Photo-Vidéo du 27 juillet au 02 août

GROTTE DE LA CIGALERE ET MINES DU BENTAILLOU


Participants : SCA : Isabelle Mad - Véronique Rieussec - Olivier Coquelet - Alain Faure plus Marie Pagès.
Photos extérieures : Olivier, Marie, Alain
Les photos intérieures ne sont pas autorisées à la diffusion


Rédacteurs : Véronique Rieussec - Alain Faure
Le samedi après les traditionnelles courses à St-Girons pour la semaine nous attaquons la longue montée en 4x4 par la piste du Bentaillou. L'hiver, les pluies, les fortes neige l'ont quelque peu dégradée. On s'installe dans les baraquements ou sous tente.


 
video
 
 
  
Dimanche 28 juillet : CIGALERE
 
Participants : Bernard Lafage – Véronique Rieussec – Isabelle Mad – Marie Pagès – Olivier Coquelet – Alain Faure – Nadine Valla – Sandrine Roucheux – Norbert Palosse
TPST : premier groupe 4 h 30 ; second groupe 7 h 30

Entrée Cigalère 12 h. Après la longue période de pluie et la fonte des neiges tardive on se doute qu’il va y avoir de l’eau dans la Grande Salle. Effectivement l’éboulis d’entrée est recouvert d’une boue noirâtre et en bas il faut mettre le canot à l’eau sur une vingtaine de m. Nous faisons une partie du parcours vers la salle blanche, Bernard part en escalade vers le VDA sup pour équiper en compagnie de Isa et Olivier. Nous avons eu l'autorisation de photographier et filmer mais en 2 fois 2 personnes.

Les autres continuent vers le réseau fossile prendre quelques vues dans la galerie des colonnes et sur la paroi aux cheveux d'ange et fleurs de gypse.
Olivier nous rejoint, Marie et Alain montent à leur tour dans le VDA. Petite escalade facilitée par la mise en place d’une corde. Le départ ne présente pas d’intérêt mais passé un court ressaut descendant on se retrouve dans la galerie recouverte de croûtes de gypse, l’une d’elle est en forme de bénitier caractéristique. Partout abondent les doigts d’aragonite et surtout des excentriques de calcite avec à l’intérieur un filament d’aragonite.
Vers la fin la galerie se rabaisse, toujours des excentriques et quelques gours. Sur le retour on rate un petit supérieur que Isa et Olivier avaient vu et photographié. On aura filmé pendant près de 3 h.

Le premier groupe ressort à 16 h 30 pour rejoindre le canot et la voiture, Marie et Alain ressortent à 19 h.
 
 
Lundi 29 Juillet : Chemin de ronde (ancien chemin minier entre vallées, utilisé par les bergers et l'EDF)   -  6 h 30
Participants : Isabelle Mad – Marie Pagès – Olivier Coquelet –  Alain Faure -Véronique Rieussec
Départ 9 h. Sur le chemin on traverse quelques passages où le sentier s’est effondré, par la suite on croise une coulée d’avalanche qu’il faut traverser sur une vingtaine de mètres. On continue le chemin qui est plus ou moins éboulé, on croise énormément de fleurs, des Gentianes de Koch, plusieurs orchidées, des lys…
On bute ensuite sur un grand névé dans le vallon de Tartereau. On rentre dessous et le remonter jusqu'à pouvoir escalader la paroi latérale, mise en place d'une corde. On arrive ensuite à la cabane EDF d’Uretz, puis une demi-heure plus tard nous sommes au barrage d’Uretz où se trouvent encore des vestiges miniers.

 





                              Mines TPST : 3 h
Participants : Bernard Lafage – Isabelle Mad – Marie Pagès – Olivier Coquelet – Alain Faure – Véronique Rieussec – Guillaume et Marc Roucheux – Norbert Pallosse – Gladys Baudel – Mélanie Laforestrie
En fin d'après-midi Bernard nous fait faire une grande boucle avec pluisuers diverticules. Ensuite on reprend une descenderie que l’on remonte et on arrive dans de grandes salles dont celle du pont de pierre.  On grimpe dans un wagonnet pour quelques séquences film. On ressort, il est 20H.
 

Mardi 30 Juillet : CIGALERE réseau Contemplatif 
Participants : Isabelle Mad – Olivier Coquelet – Alain Faure -Véronique Rieussec – Christian Ratard – Nadine Valla
TPST : 6 h
 
Départ du camp 9 h 15 entrée 10 h. On reprend le canot pour passer la rivière à l’entrée, le niveau a baissé. On arrive à la salle blanche et on monte la verticale de 25m vers le plafond de la salle. On arrive dans le réseau du Contemplatif, toutes les parois sont couvertes de croûtes de gypse, on filme au fur et à mesure. On passe les chatières de sable qui ont été désobstruées en 2011. Petit interview de Christian.
Ici aussi beaucoup d’excentriques de calcite et aragonite ; quelques doigts d’aragonite ; beaucoup de croûtes de gypse au sol ; les ossements d’une chauve-souris.
On filme dans une galerie où ressortent les filons d’ankérite (fer) et au plafond des concrétions de limonite. On ressort par le même chemin, les batteries sont sèches, on ne peut aller à l’adjudant.
Sortie 16 h on mange enfin et en plus au soleil.
 
 
 
Mercredi 31 Juillet :      Mines  TPST : 4 h 30     
 
Participants : Bernard Lafage – Isabelle Mad – Olivier Coquelet – Marie Pages – Alain Faure – Véronique Rieussec – Nadine Valla

Tout commence par une galerie de 800m de long.
A la dernière salle, on descend sur la droite une échelle de 7m environ. On enjambe des tuyaux d’air pour rejoindre la galerie principale où se trouvent sur notre gauche des trémies en bois. On repart vers la droite où l’on retrouve des wagonnets encore chargés de calcaire (dernière activité de la mine dans les années 1957). Juste après les wagonnets se trouve l’extraction de calcaire. Dans la galerie juste derrière on marche dans l’eau pour accéder à une galerie de prospection. On part sur la droite en suivant l’eau, la galerie recroise un filon où se trouve l’eau qui sort sous pression de la roche.





Jeudi 01 Août : CIGALERE fond 

Participants : Bernard Lafage – Isabelle Mad – Olivier Coquelet – Marie Pages – Alain Faure – Véronique Rieussec
TPST : 13 h

On démarre le 4x4 à 8h, on constate qu’on a crevé la roue avant gauche.
Départ 10 h 30 nous partons vers le fond direction la salle Catino pour le déjeuner à l’abri et au chaud dans la tente. On poursuit le film des cascades, 19 à la 25 mais il nous en manque sur le parcours. On continue dans les «  rues d’eau », passages bas avec un débit d’eau bien supérieur à la normale. On grimpe la cascade n°25. Plusieurs salles vers l’affluent 73 présentent de belles concrétions et coulées blanches, noires et des « nids d’abeille » ocres et noirs, mélanges de limonite et goethite. Nous passons à côté de la cascade 26 et atteignons enfin le siphon actif plongé en 1976 par des anglais. On poursuit dans une longue série de chatières pour arriver au siphon stagnant au-dessus duquel sont tracés dans l’argile les noms des premiers explorateurs en 1956 : Norbert Casteret ; Van Den Abeele ; Conrad ; Griossel. Le retour est long, humide, crevant, les sacs avec les batteries pèsent sur les épaules.
On ressort en 2 équipes de 3, la première est dehors vers 23 h 35, la seconde 23 h 55.


Vendredi 02 et Samedi 03 Août

Journée de repos le vendredi, nettoyage du matériel, sieste, rangement
Descente et retour le samedi




lundi 5 août 2013

Termes, l'aventure continue

Dimanche 04 Août 2013
Roc de Nitable
Participants : Jean Luc, Julie, Henri, Pierre, Viviane, Olivier (nouveau venu qui arrive au bon moment), Alain, Natalia, Christelle, Alex, Laurent
TPST : 9h30


Le boulot ne manque pas en cette matinée et l'équipe se scinde en deux pour une meilleure optimisation : les uns s'attaquent au shunt de la faille infernale pendant que les autres refranchissent celle-ci pour aller baliser le cheminement dans les zones sensibles et fragiles du trou.
C'est l'occasion pour Natalia de se frotter pour la première fois à la spéléo d'explo, et pour Olivier qui a pris sa carte la veille d'apprivoiser la désob musclée...


 Balisage...
 
 
 Curiosité
 
 

Belles formes...
 
Les missions sont accomplies sans encombres et le groupe se rejoint vers 13h. La jonction est effective avec la galerie du siphon, l'essentiel est fait mais il faudra améliorer encore un peu le passage en enlevant la couche de glaise, en pétardant un ou deux blocs et surtout en posant des prises de pied en cornière métallique pour faciliter la montée dans la diaclase plutôt lisse...
 
Nous sortons manger à l'extérieur. Pas longtemps.
La tension monte car nous savons que les choses sérieuses vont commencer. Sans attendre la digestion, toute l'équipe repart.
Henri, Jean Luc, Julie et Christelle partent équiper le puits dans l'aval du fossile. Quant à moi j'embarque les recrues 2013 du club ainsi qu'Alex vers le fond, objectif le puits terminal.
 
J'ai pleinement conscience qu'on joue gros aujourd'hui, car le plan d'eau aperçu au fond pourrait être le verrou qui stoppe le courant d'air à la saison des pluies, je m'attends donc à une immersion en bout de corde et à une voûte mouillante.
Un bon amarrage naturel et c'est parti...
J'arrive sur un trou d'eau bleue et profonde, mais un pendule 4m au dessus permet d'accéder à un balcon. De l'autre côté, un autre trou d'eau tout aussi profond. Il semble qu'il existe un niveau de galeries noyées sous nos pieds (correspondant peut être avec le premier siphon, voir les précédents posts).
Malgré tout le courant d'air est là. J'équipe pour descendre vers l'eau en étant assuré. Nouveau pendule, opposition large, la voûte s'abaisse...puis se relève. Je passe à sec !
La sortie est scabreuse, très pentue et glissante à cause de la pellicule d'argile inhérente à tout siphon temporaire. J'attache la corde de l'autre côté. Le conduit remonte et s'élargit; petite escalade en libre et arrivée sur du plat. Je suis sorti de la zone d'immersion temporaire du réseau qui ne fait que quelques mètres d'épaisseur.
De nouveau l'adrénaline monte :
 
photo prise à l'arrache de la suite : c'est grand, c'est beau, ça continue...
 
La présence d'aragonite se confirme et s'amplifie :
 
 

 
 Il y a des fistulaires d'aragonite en plafond de plus d'un mètre de long, déviées par un courant d'air ?

 Il est donc possible que le verrou du courant d'air ait été franchi à sec ! Bonne nouvelle pour les aquaphobes...
Néanmoins le passage est technique et exposé, il devra être ultérieurement équipé de fils clairs en acier pour une meilleure sécurité.

Je remonte donc tout content pour mieux équiper le puits lorsque le reste de l'équipe nous rejoint. Eux aussi ont fait de la première, jolie de surcroit, mais se sont arrêtés dans une salle sans suite évidente, à revoir mais non prioritaire.
Malgré la difficulté tout le monde veut pouvoir jeter un oeil dans ce que je leur raconte. Chacun ira de ses péripéties pour franchir le pendule et le plan d'eau mais on finit par se retrouver de l'autre côté.

Un dilemne se pose : où passer sans tout salir, car le franchissement du dernier point bas a complètement pourri les bottes. Avec Christelle on part en chaussette sur la coulée pour éviter un joli gour et on décide de sacrifier un passage dans la partie basse plus quelconque. Ici aussi il faudra baliser...
On décide de poursuivre un peu la galerie, avec modération pour ne pas léser les absents. Un retrécissement ponctuel nous prouve que le courant d'air est toujours là, et la roche est toujours aussi jolie.
Le conduit en tube repart soudain en diaclase plus étroite et nous arrivons bientôt sur un obstacle à équiper : un vide à traverser en main courante; il y a plus de 10m vers le bas et 7 vers le haut, toujours en diaclase, mais devant c'est noir et l'echo ne laisse aucun doute sur la poursuite du réseau qui monte d'un cran dans l'engagement.
L'aventure va donc pouvoir continuer...


Dans la suite...
 
Il est presque 20h, du matériel est nécessaire, l'équipe fait demi-tour pour aujourd'hui et sortira bien crevée. Le baptême explo d'Olivier aura été à la hauteur. Plus de 100m supplémentaires, arrêt  sur rien, en plus d'un sacré obstacle franchi. Et le mois d'Août n'est pas fini...