mercredi 11 octobre 2017

 UN PETIT OUBLI:

 J'ai oublié hier de préciser qu'à la sortie du Dimanche matin, l'on a pu bénéficier d'un air complétement pourris par les voitures d'un autre age (l'époque ou l'on trouvait "moderne" de polluer!), d'un rallye auto (pas le notre le pédestre les Hautes Corbières!) qui prenait le départ (vas savoir par qu'elle autorisation!)....devant la grotte aménagée! Cherchez l'erreur!!!!!

mardi 10 octobre 2017

Samedi 7 et Dimanche 8 Octobre 2017: C'est bien silencieux après l'agitation!!

Comprendre après les JNS, et son rythme stakanoviste!
Comme personne ne dis rien, petit CR de ces deux jours à 100 à l'heure...., pour ma partie évidemment:
- Samedi: Cabrespine rivière le matin en encadrement avec Julie. 11 personnes en tout. Rythme extrèmement lent. Et comme on ce la joue à la montre, je décide le demi-tour avant méme d'arriver au gour en étoile...Malgré ce rythme d'escargot contact avec des gens très sympathiques. TPST:3H.
L'après midi, rebelote après avoir avalé un sandwich à coup de poing (mon estomac me le reproche encore!) avec de nouveaux 11 participants (décidemment ce chiffre!!) et cette fois ci à l'encadrement avec moi Laurent. Le rythme n'est cette fois ci pas escargotier....mais géologique, puisque l'on met une heure pour arriver en bas de la salle des éboulis, pris dans la procession d'un autre groupe et celui de la MJC Narbonne! (plus de 25 personnes!). Par contre, avec Laurent les commentaires sont toujours très intéressant et instructifs. TPST: à peu près 3H avec arrivée aux gobelets de la salle des schistes. Une des petites participantes à un sens aigu de l'observation, trouve les passages dans les deux sens. Une future recrue dans quelques années?Présence de Freddy et Jean Batiste nos deux nouveaux amis de Cascastel et futurs membres du CLUB.
Après ces prestations que je trouve un peu pénibles, grand moment de convivialité et de partage à l'apéro au gymnase de Villeneuve, ou l'on féte dignement la fabuleuse et rescente découverte au Chandelier. Et nous avons l'honneur et le plaisir rare de partager la table avec Jean Clottes, grand scientifique spécialiste de l'art pariétal, reconnu mondialement et natif d'Espéraza.... Un homme passionné et passionnant, et de plus d'une gentilesse rare. ça conférence le soir est bien trop courte façe au nombreux public qui c'est déplacé. Un grand moment.
- Dimanche: Rebelote Cabrespine avec Jean Luc, avec qui j'encadre un jeune et ces deux filles. Avec ce petit comité, l'on fait juste l'amont rivière et je prend plaisir à expliquer et commenter. TPST:2H30.
Au casse croute final au gymnase, bon contact avec un couple de jeunes, amis de Denis, qui ont bien l'air décidé de poursuivre avec nous...
L'avenir nous diras bien les retombées de ces deux jours plus creuvants qu'une explo profonde...!
Si quelqu'un à quelques photos....

lundi 2 octobre 2017

Le premier kilomètre topographié

Dimanche 01 Octobre 2017
Trou du Chandelier
Participants : Dom, Henri, Laurent
TPST : 8h

Sortie en équipe réduite. Pas de repos après l'euphorie de la semaine dernière, il fallait avancer la topo tant que les conditions sont bonnes dans la première partie du trou (grands gours à sec).
Je m'y colle avec Dom, pendant qu'Henri, descendu avec un kit plombé, se consacre à l'aménagement de divers passages tout le long du parcours (pose de marches, équipement de mains courantes au dessus des gours).

Après vérification de la bonne calibration du Disto, on démarre au bas des puits, et après les quelques visées de l'aval on part dans la rivière fossile. Le travail est confortable à condition d'avoir assez de couches de vêtements.
Topo grand confort, les visées de 20m ne sont pas rares, avec mention spéciale pour une de plus de 32m ! Ca change des topos habituelles...
Niveau direction, la cavité part Sud-Ouest dans un premier temps, puis après la soufflerie, les conduits prennent une direction Nord vers la vallée sèche en suivant une faille bien visible dans la cavité.
La dernière partie repart Sud-Ouest après la boîte aux lettres, le seul endroit susceptible de stopper le courant d'air en hautes eaux (le traitement de son cas sera le prochain objectif).

Nous arrêtons les relevés juste avant la galerie de l'overboard, à une centaine de mètres du terminus de la première explo, en zone sèche. La partie sensible est dans la boîte...
915m ont été relevés, au plus court, sans compter la zone des puits, les cheminées et le reste de la galerie jusqu'à la lucarne. La première partie de la cavité dépasse donc le kilomètre, ce qui confirme nos estimations.

vendredi 29 septembre 2017

Un nouvel exutoire fossile du Blau identifié

Jeudi 28 Septembre 2017
Prospection et relevés géologiques en solo sur le plateau de Sault
TPES : 5H

Pour fuir les brumes maritimes et le crachin des Corbières, direction la Haute Vallée où il fait toujours beau dans cette configuration météo.
Les observations faites Dimanche en première ont déclenché une tempête de cerveau, et il fallait bien l'apaiser par une prospection ciblée sur les zones qui compartimentent géologiquement le parcours supposé du Blau sous terre.

Dans le même temps, une discussion à la mairie de Puivert, concernant l'existence d'une cavité importante au dessus de l'Escale, connue des anciens locaux, n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd.
Me voici donc dans le bartas au dessus du Blau pour démarrer la prospection. Chou blanc dans la zone indiquée dans un premier temps, il faut élargir les recherches...

Je tente vers le haut, et soudain, après une belle montée, un décrochement au pied des barres rocheuses attire l'oeil. Je m'approche et constate que c'est un véritable cirque karstique en demi-ovale d'une centaine de mètres de large qui se cache dans une végétation dense et haute.
Le porche est là, en plein centre, de toute beauté...

Le conduit fait douze mètres de large, il a probablement servi par le passé d'abris pour les bergers, il y a même des traces de fortifications.
Avant la reforestation généralisée, il devait se voir de loin.
Le conduit s'enfonce d'une quarantaine de mètres; il y a des concrétions très anciennes en cours de démantèlement et de nombreuses coupoles de dissolution au plafond.
Son emplacement, exactement juxtaposé avec les les galeries du trou du Vent (à condition de trouver une verticale de 100m), ne laisse aucun doute possible : le Blau sortait ici dans un lointain passé, encore plus lointain que l'époque active du Chandelier.
Il s'agit donc d'un troisième niveau reconnu de creusement, à peine 80 à 100m sous la surface d'aplanissement du plateau. Le massif semble karstifié sur toute sa hauteur, et cela pourra nous réserver de nouvelles surprises lors de futures explorations, même après d'importantes escalades...

Je ne peux m'empêcher de regretter de ne pas avoir pris l'appareil photo, et aussi de me demander comment un tel site a-t-il pu rester aussi confidentiel. Il prend en tout cas une autre dimension aujourd'hui au vu des récents évènements...

Direction ensuite le coeur du plateau pour de la géologie pure sur les différents contacts entre compartiments marneux effondrés et compartiments calcaires, beaucoup d'observations intéressantes montrant que les calcaires ne sont pas forcément loin en profondeur sous les marnes contrairement aux coupes géologiques publiées.
Repérage également d'une perte importante dans une zone perdue et très embrousaillée de la forêt de Belvis censée être imperméable. Il va falloir penser à poursuivre le programme de traçage ou le relancer pour enfin savoir d'où vient l'eau du Blau...
A suivre...


lundi 25 septembre 2017

Apothéose en sous-Saul(t)

Dimanche 24 Septembre 2017
Trou du Chandelier
Participants : Sophie, Denis, Dominique, Henri, Jean-Luc, Thierry, Christelle, Laurent
TPST : 12h

Lorsqu'une sortie d'exploration est programmée de longue date et qu'on a le temps d'imaginer ce qui se cache dans une suite de trou, une part de nous même ne peut s'empêcher de craindre un arrêt trop précoce à cause d'un caprice de Dame Nature.
Avec les fantasmes qui galopaient dans les esprits depuis plusieurs semaines, la pression était énorme dans l'équipe en entrant dans la cavité.

Ca commençait mal : comme pressenti depuis un moment, les "zones molles" de la trémie, bien humidifiées par les dernières pluies, ont senti les effets de la gravité.
Un bon mètre cube de terre est tombé et s'est fait arrêter dans nos grillages posés juste à temps : effet garanti en descendant à côté de la bête...

Mais on était pas venu là pour se laisser impressionner aujourd'hui. Nous étions partis à quatre un peu en avance sur les autres pour franchir l'obstacle terminal de la dernière explo; une escalade suivie d'une lucarne et d'une redescente.
Nous sommes donc à pied d'oeuvre à 11h au fond du trou, non sans avoir en passant percé un rebord de grand gour qui avait eu la bonne idée de se remplir d'1m50 d'eau depuis la semaine dernière...
Bref, une demi-heure plus tard, le clairon retentit et signale que la suite est ouverte.
Les autres arrivent avec un timing parfait. Les choses sérieuses peuvent commencer...

La suite est large, plate et confortable. En plus un fort écho nous revient de droit devant.
C'est parti pour la première...
Quelques dizaines de mètres plus loin, c'est un vrai boulevard qui s'ouvre à nous : 6 à 10m de large pour 15 de haut, parfois plus...
Nous comprenons tout de suite que se retrouver en béquilles la veille de la sortie, ce n'était vraiment pas une bonne idée.

Les dimensions s'agrandissent
La galerie est ponctuée de volumes encore plus importants en dessous de deux grandes cheminées successives d'au moins 35m tombant du plafond. Trop grand et trop noir pour mon petit appareil photo.
La suite de la galerie après la première grande cheminée

Arrivée sur nouveau volume
Les galeries s'enchaînent, bien plus vastes encore que dans la première partie du trou parcourue il y a un mois.  Nous traversons à présent une zone particulièrement concrétionnée. Le développement chauffe...
Début de la zone concrétionnée

Méduse conique

Massue
 Un premier redan remontant à équiper nous freine, juste le temps d'apprécier la beauté des lieux

Ancienne cascade
Tout de suite derrière, ça redevient géant et nos cris résonnent pour la première fois dans ce temple silencieux.

Perspective immense
Nous doublons deux gros départs fossiles en hauteur. Denis atteint facilement le second par un escalier naturel taillé dans la paroi. Arrêt sur coulées blanches et cristaux, à traverser en chaussettes; ce sera pour une prochaine fois...
Encore des coulées

Galerie haute
Plus loin une cascade fossile d'une dizaine de mètres de haut nous stoppe. Les deux équipeurs, Denis et Henri entrent en action et vont s'en donner à coeur joie pour la contourner par un balcon aérien.

Ancienne cascade à nouveau
Pendant l'équipement, le froid se fait sentir et Dom en bon spéléo alpin sort l'arme absolue. De mon côté je crapahute et découvre pas mal de bestioles cavernicoles sous les cailloux du sol.

Point chaud improvisé pendant l'équipement

Déviation aérienne
L'équipement terminé, l'exploration peut reprendre. Au dessus nous prenons un cran supplémentaire d'adrénaline : la galerie qui s'ouvre est carrément géante, sans commune mesure avec les autres cavités du massif et même du département; seul le Gaougnas pourrait rivaliser.

A nouveau immense droit devant

Gravier posé dans l'immensité...
Une fois cette zone traversée, l'obstacle suivant est une vasque profonde qu'il faut traverser en main courante. Denis s'en charge aidé par Dom.
Cet arrêt est l'occasion de photographier quelques jolis détails.
Vrai gravier

Rebord de gour sculpté
Derrière la vasque, ça repart à nouveau grand puis une bifurcation se présente. Un ressaut très glissant défend un départ de galerie vers le bas, et un toboggan remontant sur calcite à équiper semble donner dans un volume supérieur.
Je tente le ressaut olé-olé pendant que les autres équipent. Pour la première fois dans la cavité, je tombe en bas sur un vrai réseau semi-actif après franchissement d'un siphon glaiseux à sec. La galerie est bien plus modeste, 2,5m de haut pour 1,5m de large et semble subir encore actuellement les crues. Arrêt sur laminoir après 150m de parcours facile.
Le temps de revenir et de remonter en extrême limite le ressaut, le toboggan de calcite est équipé.

Après un bout de galerie, nous débouchons dans une conduite forçée de 15m de diamètre (non, je n'ai pas oublié la virgule entre le 1 et le 5...).
Celle-ci bute finalement sur une énorme coulée à escalader. Un col semble défendre la suite tout en haut mais il y a du boulot pour l'atteindre.

Dernière galerie avant terminus du jour
Il est passé 18 heures au bout du monde; et cela fait 6h30 que nous sommes en première. Le réseau confirme toutes nos espérances et au delà.
Difficile d'annoncer un chiffre de développement, disons que le trou dépasse déjà très certainement les 3km, mais cela ne veut pas dire grand-chose en comparaison du volume souterrain découvert...
L'extension est elle aussi très importante, car nous avons progressé en permanence vers l'Ouest, traversant plusieurs faciès calcaires allant des brèches-limite (début et zone médiane) au Barremien (au fond) en passant par le Néocomien (zone médiane).

Le retour nous paraîtra interminable avec beaucoup de lacunes dans la chronologie et la mémorisation des passages.

L'essentiel est dit, pour ce qui est des faits en tout cas. Quant aux émotions ressenties lors de cette journée, elles resteront gravées dans nos mémoires pour toujours.
Il faut à présent valider ce qui vient d'être fait, équipement et topographie. Ce sera la priorité avant la saison des pluies, ce qui sera une autre zone inconnue à apprivoiser.

Je rajoute quelques photos de Jean-Luc




 

mardi 19 septembre 2017

Samedi 16 Septembre 2017: Mini Manoeuvre secours à l'Aven de la Galine.
16 participants, ce qui est pas mal vue cette période de "rentrée" et....le froid quasi hivernal qui nous acceuille au Bois d'Ournes!
Six du CLUB, 2 de la MJCN, 2 de la SSP, 5 du SCM et 1 pompier.
C'est notre ancêtre Papy qui une fois de plus ce colle dans la civière....Et malgré qu'il prétende avoir maigris....on le trouve bien lourd!Départ de vers les -58m avant le puits terminal. Ce qui est bien suffisant, car ça génère 4 ateliers avec forces frottements et coincements. Au paravent j'ai accompagné Lionel et Michel à l'équipement. Et ai du purgé des voyages de caillasses qui restaient là suspendu sur un palier de cette vielle classique!Comme par le passé plusieurs manoeuvres y avaient été faite, l'on n'a pas besoin de beaucoup spiter. Un poulie frein et 3 balanciers permettent cette évacuation. Un vague soleil fait son apparition, nous laissant quand même le temps d'une discution à mon sens très positive sur la future gestion du trou du Chandelier. Ce n'est pas rien car deux des ténors du CDS: Papy et François ont tout à fait la même conception que le CLUB....Que du bonheur.
TPST:6H.

lundi 18 septembre 2017

Trois équipes au Chandelier

Dimanche 17 Septembre 2017
Trou du Chandelier
Participants : Dom, Eric, Julie, Jean-Luc, Henri, Christophe, Laurent
TPST : 8h

Sept spéléos aujourd'hui dans la cavité pour poursuivre les différents travaux les plus urgents.
Christophe et Julie commencent le balisage dès la base des puits. Henri, Dominique et Eric partent plus loin avec du matériel pour équiper et contourner différentes vasques.
Pendant ce temps, Jean-Luc et moi poursuivons la pose du grillage dans les zones terreuses de la trémie avant de rejoindre les équipeurs, tout en essayant de décoder le fonctionnement hydraulique de la cavité en hiver.

Le cerbère qui garde l'entrée de la grande galerie à -60. Pas commode l'animal !
Il faut dire qu'avec les 50mm tombés sur le pays de Sault la semaine dernière, il y a plusieurs arrivées d'eau qui se sont réactivées en provenance du réseau de fissures, et que certains grands gours commencent à se remplir. Certains seront contournables, d'autres pas...

Dans un gour de 200m de long au niveau bien marqué. S'il se remplit, canotage obligatoire...
Nous avons encore un peu de marge pour poursuivre mais ce qui est certain, c'est que le réseau aura dans les prochains mois un tout autre visage. L'essentiel est que le courant d'air passe !

Sortie à 19h après une journée très bien remplie.